Un avantage pour les citoyens : Montréal disposera de la licence ouverte CC 4. Une première au Canada en matières de données ouvertes. 

19 février 2014

CC4

Montréal est la première ville au Québec ayant utilisé les données ouvertes et dans la perspective de faire de la métropole une ville toujours plus intelligente et apprenante, le maire de Montréal, M. Denis Coderre, est fier d’annoncer que la Ville de Montréal souhaite adopter la licence ouverte CC 4 internationale de Creative Commons (version légale en anglais ; version légale en français en révision).

La métropole, ainsi que les villes de Québec, Gatineau et Sherbrooke et le gouvernement du Québec qui emboîtent aussi le pas, unifieront leur licence de données ouvertes avec l’objectif de faciliter le partage des données selon des normes communes. Cette demande conjointe de normalisation de la part de quatre grandes villes et du gouvernement du Québec est une première au Canada et s’inscrit dans une tendance mondiale d’harmonisation des processus en matière de libération de données des administrations publiques. Il s’agit d’un tour de force qui stimulera les échanges entre la Ville et les Montréalais et les administrations publiques entre elles.

« J’ai bon espoir que l’adoption par nos villes d’une licence commune d’utilisation des données ouvertes multipliera les occasions de collaboration et ouvrira la porte à une exploitation encore plus poussée de ces précieuses données, qui sont à la base du concept de ville intelligente. D’ailleurs, le Bureau de la Ville intelligente et numérique que nous mettons sur pied accordera une place primordiale aux données ouvertes non seulement pour favoriser la transparence, mais aussi parce que ces données permettront de développer des applications souhaitées par les citoyens », a déclaré le maire de Montréal.

Pourquoi ouvrir les données municipales ?
Le mouvement des données ouvertes vise à promouvoir le savoir et l’innovation grâce au partage d’informations et à la collaboration multisectorielle. Pouvant s’appliquer à de multiples secteurs, l’ouverture de données génère des bénéfices à la fois dans les sphères économiques, culturelles et sociales. Le partage de cette multitude d’informations contribue à créer une synergie qui stimule le foisonnement d’idées, l’entrepreneuriat et l’innovation. Les informations et les connaissances détenues par les citoyens et les diverses collectivités de Montréal viennent enrichir de façon substantielle le capital intellectuel institutionnel.

La licence CC 4 : crédible, utile et avantageuse pour les citoyens
L’adhésion à la licence CC 4 par Montréal est avantageuse pour les citoyens puisqu’elle réduira le nombre de licences à tenir compte lorsqu’ils réutilisent les données provenant de nombreuses sources. Cette licence est internationale et crédible. Elle est reconnue par les organismes internationaux faisant la promotion du savoir libre tel que l’Open Knowledge Foundation. La licence CC 4 couvre aussi les bases de données permettant la réutilisation dans les bases de données à contribution citoyenne telle que l’OpenStreetMap. Autre avantage, il n’y a aucun coût rattaché à l’adoption de cette licence. Elle est le fruit de travaux bénévoles d’individus et de travaux contributifs d’organismes à travers le monde. Creative Commons a publié cette 4e édition de la licence le 26 novembre 2013 et le 8 janvier 2014, l’Open Knowledge Foundation reconnaissait cette version comme étant conforme à la définition d’une licence ouverte.

Des ateliers de données ouvertes à Montréal le 22 février prochain
Le 22 février, ce sera la Journée internationale des données ouvertes. La Ville a planifié des ateliers sur le sujet regroupant des employés municipaux et des citoyens dans le but de renforcer le dialogue, améliorer la compréhension mutuelle, susciter des innovations et accélérer le processus de libération de données en favorisant la mobilisation et l’adhésion des participants.

Depuis 2011, année où elle a libéré ses premiers jeux de données en avance sur toutes les villes québécoises, Montréal a développé la Table de concertation des données ouvertes et a soutenu diverses activités sur le sujet, dont deux hackathons : le Défi GéoHack et ÉcoHackMTL, qui se sont tenus en octobre 2013. La Ville mise d’abord sur la qualité des données libérées plutôt que la quantité et table sur la relation de dialogue qu’elle entretien avec les citoyens et les employés. Soulignons qu’un plan corporatif de libération de données est en préparation, de concert avec tous les services municipaux et les arrondissements. Ce plan sera déposé dans les prochaines semaines.

Référence :
Tableau comparatif des licences d’utilisation conformes à la définition du savoir libre